4.4.3.1 Inversion de flux à contresens
L'évacuation des personnes touchées avant ou immédiatement après une catastrophe peut être difficile en raison des infrastructures de transport limitées. Dans certaines conditions, l'inversion des voies à contresens peut apporter une capacité supplémentaire à un réseau routier existant pour accélérer le processus d'évacuation.
L'inversion des voies à contresens modifie le flux normal de la circulation afin d'augmenter le débit des véhicules sortants pendant une évacuation (figure 4.4.3.1.1). En général, une ou plusieurs voies dans le sens opposé d'une autoroute à accès contrôlé sont utilisées pour augmenter la capacité pendant la phase d'évacuation/déplacement.
Les opérations de contresens nécessitent une planification considérable pour éviter toute interférence avec les opérations d'intervention, car les ressources nécessaires seront probablement mobilisées dans la zone pendant les évacuations. Le contresens peut également poser des problèmes si la transition entre les voies inversées du contresens et les voies normales n'est pas correctement planifiée. Cette transition peut créer des goulots d'étranglement et de la confusion pour les conducteurs et ralentir considérablement l'évacuation. Les opérations de contresens nécessitent également beaucoup de temps et de ressources pour être mises en œuvre en toute sécurité et sont donc surtout utiles lors d'évacuations de grande ampleur. Les dispositifs de contrôle de la circulation et la signalisation installés en permanence accélèrent l'activation des plans de circulation à contresens et libèrent des ressources précieuses avant une catastrophe (figure 4.4.3.1.2).
Les procédures de circulation à contresens se produisent presque toujours sur des routes à accès contrôlé. La plupart des plans de circulation à contresens fonctionnent sur des routes à quatre voies divisées à accès contrôlé. La circulation sur les quatre voies s'éloigne du lieu de la catastrophe pour se diriger vers des destinations où les dangers posés par le danger qui s'approche sont considérablement réduits. La circulation à contresens peut également être mise en œuvre de manière à ce qu'une voie reste en service normal, transportant le trafic d'intervention en cas de catastrophe vers la zone touchée.
Le point de terminaison est un élément important à prendre en considération dans le cas du contre-courant. Le trafic entrant est deux fois plus important que le flux normal et doit être réparti pour minimiser la congestion. On peut y parvenir en plaçant le terminus à un échangeur autoroutier avec des bretelles de raccordement direct et une liaison juste après l'échangeur pour le trafic de transit. Une autre méthode consiste à utiliser plusieurs terminus en dirigeant chaque voie de contre-courant vers une sortie distincte. En fonction des besoins de l'infrastructure et du trafic, les terminaisons doivent être choisies de manière à minimiser la congestion et la confusion des conducteurs.