4.3.1 Coordination et coopération internationales

Coopération internationale entre organisations intergouvernementales : le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC)

La sécurité est assurée de manière indépendante, mais aussi en étroite collaboration avec diverses organisations internationales, dont les accords signataires et réglementaires sont contraignants pour les États membres.

L'OTAN est un exemple d'organisation intergouvernementale qui partage des valeurs communes, qui est déterminée à les défendre et qui dispose de ressources et de mesures qui lui donnent la capacité de le faire chaque fois que cela est nécessaire. L'OTAN coopère avec des organisations gouvernementales et non gouvernementales (ONG).

Compte tenu de la nécessité d'une plus grande solidarité dans l'environnement de sécurité actuel, les politiques de partenariat de l'OTAN ont été régulièrement étendues en vue d'établir des relations plus étroites et plus efficaces avec de nombreux pays et institutions internationales. Cela implique une coopération renforcée en matière de plans civils d'urgence, avec notamment la possibilité, en cas de catastrophe, de demander l'aide du Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), qui est basé au siège de l'OTAN à Bruxelles (Belgique).

L'EADRCC, créé en 1998, est un instrument de partenariat ouvert à 69 pays. Son rôle se limite à la coordination de l'assistance que se portent mutuellement les nations alliées et partenaires en cas de catastrophe naturelle ou technologique et fait office de point focal pour le partage des informations. Elle travaille en étroite collaboration avec les Nations unies (ONU) et d'autres organisations internationales qui jouent un rôle de premier plan dans la réponse aux situations de catastrophe, pour lesquelles elle propose également des accords de liaison, comme entre le Bureau de coordination de l'action humanitaire des Nations unies (UN-OCHA) et l'UE. Un officier de liaison permanent du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies est affecté au personnel de l'EADRCC.

Depuis sa création, elle a reçu plus de 60 demandes d'assistance internationale pour des crises concernant des tremblements de terre, des inondations, des feux de forêt, des coulées de boue, des tempêtes, des conditions climatiques extrêmes, des pandémies, des tsunamis, des catastrophes technologiques, des urgences humanitaires, l'assistance à des événements massifs (par exemple, l'assistance à la Grèce pendant les Jeux olympiques), l'ouragan Katrina et les inondations de la mousson au Pakistan, entre autres.

L'EADRCC peut également faire face à des situations de crise dans les pays partenaires, dans la région méditerranéenne au sens large, dans le Moyen-Orient au sens large et dans les " pays de contact " tels que le Japon, l'Australie, le Pakistan et la Chine. L'EADRCC coopère étroitement avec d'autres organisations internationales telles que l'Union européenne, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et les Nations unies (voir figure 4.3.1.). Ces politiques ont mis en lumière la contribution majeure à la sécurité internationale que peut apporter une coopération renforcée.

Le Centre a élaboré des procédures opérationnelles de pointe pour garantir des réponses rapides en cas d'urgence et encourage les pays participants à mettre en place des accords bilatéraux ou multilatéraux pour résoudre des problèmes tels que les réglementations sur les visas, les exigences en matière de passage des frontières, les accords de transit et les procédures de dédouanement, qui peuvent retarder l'acheminement de l'aide de secours vers le lieu de la catastrophe.

L'EADRCC organise régulièrement des exercices de formation en cas de catastrophe majeure dans différents pays participants. Ces exercices sont destinés à mettre en pratique les procédures, à former les participants locaux et internationaux, à renforcer les compétences et les capacités d'interopérabilité et à récolter l'expérience et les leçons apprises pour les opérations futures.

Figure 4.3.1 Interrelations de l'OTAN avec d'autres organismes internationaux
Figure 4.3.1 Interrelations de l'OTAN avec d'autres organismes internationaux