4.3.7 Coordination et coopération aux différentes étapes

Coordination et coopération aux différentes étapes du processus de gestion des urgences

Les trois (3) étapes du processus de gestion des urgences (préparation, réponse et rétablissement) impliquent des différences dans le processus de coordination et de coopération. La description suivante vise à fournir un cadre généralisé des pratiques observées dans les pays considérés comme les plus avancés en termes de gestion des urgences pour chacune des trois étapes.

Les organisations impliquées à chaque niveau de coordination (national, régional, local) peuvent être distinguées selon qu'elles sont au cœur du processus de gestion des urgences (catégorie 1 - par exemple, la protection civile, les autorités locales, etc.), qu'elles assument un rôle de soutien (catégorie 2 - par exemple, les services d'utilité publique, les transports, etc.) et qu'elles sont auxiliaires et peuvent être utilisées au cas par cas (catégorie 3 - par exemple, les volontaires, les ONG, etc.). Habituellement, en cas d'urgence, le secteur routier appartient aux organisations de soutien.

Phase de préparation

Des forums de résilience (nationaux, régionaux et locaux) composés de représentants de toutes les parties impliquées dans cette étape peuvent être établis pour assurer une coordination et une coopération appropriées. Pour faciliter la communication bidirectionnelle et le partage d'informations entre les intervenants des catégories 1 et 2 et le gouvernement central, les membres permanents des forums de résilience locaux peuvent former des divisions générales pour les situations d'urgence (GDES) offrant des conseils et encourageant le travail transfrontalier et le partage des bonnes pratiques à tous les niveaux de coordination 1.

Phase de réponse

Un système de gestion coordonnée des incidents (CIMS) 2 est proposé pour assurer une bonne coordination afin que :

  • Un cadre homogène pour la gestion de la situation d'urgence soit proposé.
  • Les parties impliquées dans l'intervention d'urgence soient coordonnées et suivent le même ensemble de règles.
  • Tous les types d'incidents ou de catastrophes, qu'importe leur taille, soint traités dans ce cadre.
  • Les parties concernées conservent leur structure organisationnelle et administrative.

Le CIMS est composé de quatre (4) éléments : Contrôle/gestion, Planification avec collecte et analyse des données, Opérations et Approvisionnement. Selon le CIMS, le premier intervenant sur le site de l'urgence assume le rôle de gestion. La transition de la gestion de la situation d'urgence est effectuée selon des procédures prédéterminées.

Le CIMS est suivi aux trois niveaux de coordination avec l'inclusion d'un sous-niveau au niveau local selon que plusieurs agences (MAL) ou une seule agence (SAL) sont impliquées dans l'intervention d'urgence.

Phase de récupération

L'étape du rétablissement constitue la restauration de la qualité de vie d'une collectivité après une situation d'urgence. Le rétablissement après un incident est unique à chaque communauté et dépend de la quantité et du type de dommages causés par l'incident et des ressources que la juridiction a à sa disposition ou peut obtenir rapidement 3. Le rétablissement est géré selon une logique similaire à celle de l'étape de la préparation. Pour déterminer qui est impliqué dans l'étape de rétablissement, il faut examiner l'impact de la catastrophe dans les quatre éléments suivants :

  • Environnement social (E. SOCIAL)
  • Environnement économique (ECON. E.)
  • Environnement naturel (NAT. E.)
  • Infrastructures (INF.)

Des groupes de travail issus de chacun des environnements touchés et des sous-groupes de travail spécifiques à la situation d'urgence doivent être constitués à tous les niveaux afin de :

  • Mettre en œuvre les dispositions des plans d'urgence et de continuité des activités préparés lors des étapes précédentes du processus de gestion des urgences.
  • Formuler des plans d'urgence et de continuité des activités révisés qui tiennent compte de la situation post-urgence et de ses conséquences.

Un gestionnaire de récupération (REC. MANAGER) coordonne ces groupes de travail. Les groupes respectifs du GDES peuvent faciliter le partage d'informations et la communication.

La figure 4.3.7 montre la structure de coordination pour les différents niveaux et étapes du processus de gestion des urgences.

Figure 4.3.7 Structure de coordination pour les différents niveaux et étapes du processus de gestion des urgences.
Figure 4.3.7 Structure de coordination pour les différents niveaux et étapes du processus de gestion des urgences.

 

Notes de bas de page
  • 1 2012. U.K. Cabinet Office Emergency. Emergency Response and Recovery, quatrième édition. Juillet.
  • 2 2005. Ministère néo-zélandais de la défense civile et de la gestion des urgences. Système de gestion coordonnée des incidents (CIMS).
  • 3 2008. Département de la sécurité intérieure des États-Unis. National Response Framework, Agence fédérale de gestion des urgences, Washington DC. Janvier.